Moncef Marzouki serait derrière l'incitation aux soulèvements ces derniers jours!

Moncef Marzouki serait derrière l'incitation aux soulèvements ces derniers jours!

Moncef Marzouki, ancien président de la République sous le gouvernement de la Troika, battu par son adversaire Béji Caid Essebsi lors du 2ème tour des élections présidentielles de 2014, actuellement chef du parti Tounes Al Irada (la volonté), a estimé samedi 13 janvier 2018 que le soulèvement social enregistré récemment dans le pays, est le résultat de l’échec des politiques du gouvernemen Youssef Chahed.

 En marge d’un meeting du parti tenu, à Korba (gouvernorat de Nabeul), le 13 janvier 2018. la Tunisie aurait besoin, selon Marzouki, de stabilité pour relancer l’investissement et réaliser d'après lui, la prospérité. 

 Coroborant que “l’actuel gouvernement doit assumer l'entière responsabilité de la situation économique précaire et face à toutes les promesses trompeuses non respectées du gouvernement Youssef Chahed”, Marzouki a déclaré à l’agence TAP qui a couvert l'événement "l’absence d’une réforme structurelle pour le redémarrage de l’économie est la raison derrière le processus démocratique non assurée".
 
Soutenu par le rapport d“International Crisis Group”, Marzouki juge que "la régression du processus politique en Tunisie causera le recul des libertés et le retour de la dictature”. "La responsabilité est portée par l’actuel gouvernement 'fragmenté' dès lors qu’il a été formé sur la base d’une 'transaction politique' " en continuant son intervention.
 
L'ancien président affirme qu'au cas où “la dictature serait de retour, le peuple tunisien aura droit de retourner à la résistance civique”.
 
Marzouki, suspecté d'être derrière le soulèvement social, invite la coalition démocratique à préparer un “programme de gouvernance” pour répondre aux revendications du peuple. Pour ce faire, Marzouki insiste que “le système en place a prouvé son échec”. appelant les Tunisiens à “s'engager lors des prochaines échéances électorales pour garantir l’alternance pacifique au pouvoir”.
 
"Il est nécessaire d’accélérer le parachèvement de la mise en place des instances constitutionnelles et en particulier la Cour Constitutionnelle, relevant l’importance des élections municipales dans la consécration de la décentralisation" a-t-il conclu.

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