L’Eau en Méditerranée : ressource en péril et facteur limitant du développement - Par Najeh Dali

L’Eau en Méditerranée : ressource en péril et facteur limitant du développement - Par Najeh Dali

Najeh Dali présente les ressources est l’un des enjeux les plus importants qui affectent le développement des pays en voie de développement dans les régions arides et semi-arides comme ceux de la Méditerranéenne.

En plus les ressources sont importantes de point de vue quantitatif mais également de point de vue protection contre la pollution. 

Avant de présenter la situation des ressources dans la méditerranée et les facteurs qui déterminent sa gestion durable, l’ensemble des rapports établis par l’observatoire méditerranéen organisme appartenant au programme d’action pour la méditerranée (PAM) qui est lui même sous la tutelle du programme des nations unies pour l’environnement (PNUE), essayons de décrire de façon sommaire , l’état de la pollution au sein du bassin méditerranéen.
Les eaux côtières de la Méditerranée sont affectées par la pollution marine et terrestre. Les sources situées à terre sont responsables de 80% de la pollution totale affectant la Méditerranée au cours des trente dernières années et des réponses ont été développées pour la réduire et l’éliminer dans toute la mesure du possible. 
 
La pollution maritime représente 20% du total. Sur ses 46.000 km de côte, Najah Dali note que 150 millions d’habitants dont 110 millions vivent dans les villes. De plus, chaque année 200 millions de touristes visitent la région, la majorité d’entre eux sur la zone côtière. Plus de 200 complexes pétrochimiques et énergétiques, industries chimiques et usines de production de chlore, toutes des sources de pollution, sont établies sur cette étroite frange côtière; environ 80 fleuves et rivières charrient dans la mer de lourdes charges de pollution.
 
Pour ce qui est des ressources en eaux la mer Méditerranée est caractérisée par un équilibre hydrique déficient, avec des pertes dues à l’évaporation qui dépassent l’apport d’eau venant des cours d’eau et des précipitations. Ce qui explique également sa forte salinité, caractéristique essentielle de sa différence avec l’Atlantique.
Il importe de noter que les demandes en ressources en eaux ont également doublé dans la deuxième moitié du 20ième siècle pour atteindre, en 2010, environ 300 km 3/an pour l’ensemble des pays riverains. 
Dans de nombreux pays méditerranéens, les prélèvements en eau approchent le niveau limite des ressources disponibles. Des pénuries d’eau, conjoncturelles ou structurelles, sont souvent constatées. En 2010, la population méditerranéenne « pauvre » en eau, c’est-à-dire celle des pays dotés de moins de 1000 m3/hab/an, ont dépassé les 180 millions d’habitants, dont plus 60 millions en situation de « pénurie » (moins de 500 m3/hab/an). Plus de vingt millions de Méditerranéens n’ont pas accès à l’eau potable, notamment dans les pays au Sud et à l’Est. 
Cette situation risque de s’aggraver au cours des prochaines décennies si on prend en compte les effets du réchauffement climatique. En effet, les études menées à cet effet, on démontré que la région méditerranéenne et en particulier du sud est parmi les régions les plus menacées à cet égard. 
En effet, avec une élévation supérieure à 2–2,5 °C, au niveau mondiale plus de 3 milliards de personnes seront menacés de stress hydrique. Dans la région méditerranéenne, les réductions des précipitations associées devraient faire baisser les flux des eaux intérieures et les gisements d’eau. Ce qui, dans certains pays, pourrait aboutir sur une demande en eau dépassant l’offre.
 
D’ici 2025, l’augmentation importante des pressions sur les ressources en eau, conjuguées aux effets des changements climatiques fait ressortir de forts contrastes, parfois alarmants en ce qui concerne «l’avenir de l’eau». Actuellement, dans certains pays, les prélèvements d’eau s’approchent ou même dépassent le seuil-limite des ressources renouvelables.
L’agriculture, qui est le premier secteur consommateur d’eau, et qui représente 64 % de la demande totale en eau : 45 % au Nord et 82 % au Sud et à l’Est, semble être le premier secteur qui sera touché par cette pénurie. 
L’agriculture devrait également rester le secteur avec la plus grande consommation d’eau. Selon la FAO, les surfaces irriguées pourraient s’accroître de 38 % dans le Sud et 58 % à l’Est du bassin d’ici 2030, alors que dans le Nord, la demande en eau devrait se stabiliser, voire même décliné.
 
A cet effet, et tenant compte de ce qui précède, selon Dali Najeh des mesures urgentes sont à prendre afin d’améliorer l’efficacité de l’utilisation et à réduire les fuites et les mauvais usages peuvent aider à renverser les tendances actuelles. Une gestion de la demande en eau améliorée devrait permettre de faire 25 % d’économie, soit environ 86 km3/an, d’ici 2025.
 
En améliorant aussi, la gestion de l’agriculture irriguée, il est possible d’économiser 65 % de la demande en eau; on peut attendre également 22 % d’économies en recyclant les eaux industrielles et 13 % par une gestion plus rationnelle de l’approvisionnement en eau potable.

Laissez un commentaire