Nicolas Sarkozy il a du mal à joindre la parole à l’action

 Nicolas Sarkozy il a du mal à joindre la parole à l’action

Nicolas Sarkozy il a du mal à joindre la parole à l’action : D’une crise financière à une crise agricole.

Najeh Dali a remarqué que la majorité des publications et des notes publient mentionnent l’intérêt que porte les français à la coopération internationale et notamment à l’aide au développement pour permettre aux populations des pays les plus vulnérables et en particulier africains à de subvenir à leur besoins vitaux tels que la lutte contre la pauvreté, l’irradiation des maladies contagieuses, la promotion de la femme, la bonne gouvernance, voire même l’éducation et l’enseignement . Il reste tout de même, comme la majorité des européens que c’est la lutte contre la famine et la santé primitive qui restent parmi les priorités des français.
 
Ce modèle d’assistance d’aide « à la française », reste fonder notamment sur une assistance technique, plus qu’une aide financière directe pour les populations.
 
D’ailleurs plusieurs analyses et critiques faites par les français eux-mêmes stipulent que ses méthodes doivent certainement évoluer, si l’esprit reste le même : travailler au plus près des réalités, veiller à ne pas succomber aux schémas véhiculés par le FMI et par la Banque mondiale, souvent sources de graves échecs.
 
Donc peut-on réellement dire que l’aide au développement est un devoir sacré pour la France.
 
Les spécialistes français répondent à cette question en indiquant que c’est un devoir à l’égard des pays encore en difficulté dont nous avons été les tuteurs dans le passé, nouant ainsi avec eux, quelle que soit l’importante part d’ombre de cette relation, des liens indéfectibles, notamment par l’usage de la langue française. Mais nous devons aussi apporter notre aide au-delà de ce premier cercle, si nous croyons que la France a toujours un rôle à jouer dans l’avenir du Monde.
 
Force de constater, selon Najeh Dali, les déclarations de ce genre, et qui sont en réalité loin des résultats engendrés réellement sur le terrain. Toutes les statistiques réalisées par les organisations internationales montrent plutôt le contraire. L’aide au développement est aujourd’hui insuffisante, loin du pourcentage de 0,7% du Produit intérieur brut, fixé aux pays développés par l’Organisation des Nations unies. Et les chiffres d’aide restent trop souvent gonflés de crédits qui n’ont que de très peu à voir avec l’aide au développement.
 
D’ailleurs à ce sujet, le président français Nicolas Sarkozy aime faire des déclarations tonitruantes
 
La France, 4e bailleur mondial en volume, prévoit dans a déjà au niveau de son budget 2009 un niveau d’APD de 0,47% du revenu national brut, puis 0,41% en 2010 et 0,42% en 2011. Le porte-parole du Ministère français des affaires étrangères, Eric Chevallier, assure que le chiffre est une estimation en cours d’actualisation et que « la crise n’a pas entraîné une révision à la baisse des budgets », sans réussir à convaincre véritablement. La France est toujours engagée à porter son APD à 0,7% du RNB en 2015, conformément aux Objectifs du millénaire de l’ONU, soutient-il.
 
Actuellement et vu la crise financière internationale et notamment les conflits qui commencent à apparaitre au sein de l’union européenne, Nicolas Sarkozy est actuellement plus préoccupé par le La crise agricole que subit la France et qui dépasse les enjeux financiers et ce plus la crise alimentaire africaine.
 
Pour le Président Français, la crise agricole mondiale est plus grave que toutes les autres. Elle a une ampleur planétaire. Dans les pays en voie de développement, les cultures sont détruites au profit d'exploitations intensives, de soja par exemple. Les populations sont ainsi affamées. Par ailleurs, alors que les surfaces cultivables diminuent, notamment en Europe, on vend de plus en plus ces terres à des spéculateurs, comme la Chine.
 
A cela il ajoute que l'agriculture française, en se complaisant dans sa posture d'assistée et de dépendance face aux subsides, est relativement malade depuis une trentaine d'années.
 
Dali Najeh note que les agronomes français expliquent cela par le fait qu’au cours des 19e et 20e siècles, de nombreuses crises agricoles sont intervenues, environ tous les 20 à 30 ans. Durant les Trente Glorieuses [1945-1974], on a laissé l'agriculture se développer de façon désinvolte. Ainsi, les grandes exploitations ont été encouragées, au détriment des coopératives. Les grands groupes agricoles ont mis en place des exploitations intensives, qui occultent les problèmes de dégradation des sols. Ce phénomène a significativement participé à fragiliser l'espace rural et l'économie.
 
Pour le président français et ses collaborateurs, les structures agricoles françaises sont vétustes et antisociales. Il est donc inutile de verser de l'argent dans ce cadre-là. Une réforme plus profonde est nécessaire. Il faut par exemple favoriser l'agriculture de proximité. Un projet éco-sociétal, qui permettrait de ramener sur le bon chemin les territoires, les sociétés et l'économie, doit être ancré dans la logique du développement durable.
 
Les crises agricoles, parfois très profondes, qui sont intervenues dans le passé, n'ont pas forcément été résolues par des injections d'argent. En réalité, si un plan ne prévoit pas de mesures d'accompagnement aux agriculteurs, il aboutira nécessairement à un endettement grave et aura des retombées néfastes pour les citoyens.
 
 
Cette note présente de façon très sommaire la situation de l’agriculture française et ses défis. Mais nous avons choisi ce modèle afin d’interpeller le lecteur sur les modèles agricoles similaires que certains pays en voie de développement ont choisi et leurs perspectives face à la crise financière internationale et qui ont fait de la France leur premier partenaire en la matière. 

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