La crise financière mondiale et répercussions sur la crise alimentaire et l’agriculture - Par Dali Najeh

La crise financière mondiale et répercussions sur la crise alimentaire et l’agriculture - Par Dali Najeh

Najeh Dali : se rappelle du message sur lequel a insisté Kanayo Nwanze, Président du Fonds international de développement agricole (FIDA), en participant lors il y a plus deux ans à la réunion conjointe de l’Union africaine (UA) et de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) qui a été tenue au Caire en juin 2009 et ce en prévision de la réunion annuelle conjointe des ministres des finances et de l’économie de l’UA-CEA, qui s’est tenue en juin dans le même pays sous le thème “Renforcer l’efficacité de la politique budgétaire en vue de la mobilisation des ressources intérieures”)

En effet, le Président du (FIDA) a bien insisté sur le fait que la lutte contre la pauvreté rurale doit être au cœur des préoccupations des pays et en particulier en Afrique pour faire à une économie mondiale très perturbée. Selon Monsieur Kanayo Nwanze, les gouvernements africains qui favorisent le développement de leur secteur agricole peuvent limiter les effets de la crise financière mondiale sur les communautés rurales pauvres et aider leurs pays à sortir de la tourmente actuelle. 

L’accent à été mis sur la nécessite de trouver un équilibre entre sécurité alimentaire, développement, et les incidences possibles de la crise financière sur l’agriculture et notamment dans les régions rurales, où la pauvreté et le manque d’emplois font ravages. En Afrique, les graves répercussions de la crise alimentaire et énergétique ajoutés à la crise économique mondiale sans précédent menacent de réduire à néant les avancées économiques qu’a faites le continent.
“La relance de l’économie, le règlement de la crise alimentaire et la lutte contre la pauvreté doivent nécessairement reposer sur la création d’une agriculture paysanne dynamique. Investir dans ce type d’agriculture constitue le plus durable des filets de protection sociale”, précise M. Nwanze. Les 80 millions de petites exploitations d’Afrique fournissent 80% de la production agricole du continent. 
D’après Najeh Dali, cette thèse pourrait trouver sa place aujourd’hui, en remarquant l’établissement réel de la crise financière et l’apparition de ces répercussions sur les pays riches. En effet, Des épisodes d’extrême volatilité des prix, comme au moment de la flambée de 2008, ne sont pas à exclure, en particulier du fait que les prix des produits agricoles sont de plus en plus dépendants des coûts du pétrole et de l’énergie et qu’aux dires du réchauffement climatique et l’absence d’un accord mondial à moyen terme pour le baisser à 2°C donc le risque aux énergies renouvelables au lieu du pétrole ainsi que le recours de plus en plus le recours à l’agriculture industrielle sont devenus risque de grandir.
 
En effet, selon un rapport publié conjointement par l’OCDE et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) la croissance agricole est essentielle pour le développement durable et la réduction de la pauvreté puisque 75% des pauvres des pays en développement vivent dans des zones rurales. Aussi alors que l’on s’attend à une progression de la production, de la consommation et des échanges agricoles dans les pays en développement, les pauvres sont de plus en plus acculés à l’insécurité alimentaire et la faim. Ce problème qui se pose à long terme est celui de l’accès à la nourriture, et non la disponibilité des denrées alimentaires, la solution passant en grande partie par la lutte contre la pauvreté et la croissance économique
Pour atteindre ces objectifs et en particulier pour assurer un développement rural en dépit d’une crise financière qui risque de s’étendre sur plusieurs pays et de durer une bonne période, Dali Najeh, propose qu’il est opportun d’investir dans les infrastructures, en mettant en place des systèmes de recherche et développement efficaces et en offrant des incitations en faveur d’une exploitation durable des sols et de l’eau. L’accent sur la nécessité d’améliorer l’ouverture des marchés agricoles et, dans les régions rurales pauvres, d’étendre le développement économique aux autres secteurs d’activité est aussi prinipales.

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