Vers un modèle économique durable pour un développement rural équilibré

Vers un modèle économique durable pour un développement rural équilibré

Par Dali Najeh :Il devient de nos jours, de plus en plus évident qu’une politique globale d’un pays qui n’est pas basée sur le développement rural ne pourrait pas être durable et elle entrainerait des entorses qui peuvent nuire à sa stabilité politique et sa cohésion sociale.

C’est la notion même du développement durable. A ce titre Dali Najeh présente ci-après une réflexion sur des éléments ou plutôt un point de vue à tenir compte lors de l’établissement d’un model de développement rural
 
Par exemple Dali Najah cite le modèle économique durable de la Corses. D’après lui un modèle économique durable doit tenir compte des caractéristiques sociogéographiques adaptées aux enjeux spécifiques de cette région.
D’une manière générale selon la réflexion de Dali Najah, un programme de développement rural durable doit viser le renforcement de la compétitivité du secteur primaire et des industries dérivées ainsi que de l’ensemble de l’espace rural en tenant compte des enjeux spécifiques de la région parmi lesquels figurent la maîtrise des ressources naturelles, du foncier et le financement du développement sous ces différentes formes.
Ce système de développement économique durable d’après Dali Najeh permettra aux ruraux et notamment des régions pauvres de tirer parti des possibilités offertes par les marchés. Dans ce contexte, et pour atteindre cet objectif, Dali Najeh propose aux autorités compétents de travailler activement afin de renforcer les capacités des petits producteurs pour leur donner accès aux marchés locaux, régionaux et mondiaux, et à encourager la création de micro-entreprises.
 Par Dali Najeh : Il devient de nos jours, de plus en plus évident qu’une politique globale d’un pays qui n’est pas basée sur le développement rural ne pourrait pas être durable et elle entrainerait des entorses qui peuvent nuire à sa stabilité politique et sa cohésion sociale.
 
Étant donné le lien étroit qui existe entre l’élimination de la pauvreté et la protection de l’environnement, la viabilité écologique est une condition essentielle du développement rural à long terme dans la région, l’encouragement de la gestion durable des ressources naturelles serait selon Dali Najeh un élément clé à tenir compte.
A ce propos, Dali Najeh propose de tenir compte lors de l’élaboration des modèles économiques durables, la conservation des ressources naturelles et en particulier les sols et la végétation naturelle ainsi que les ressources en eaux. D’après la littérature consultée par Dali Najah, depuis près de 50 ans en Tunisie, voire plus, très nombreux et variés ont été les travaux de défense et restauration des sols (DRS) puis de conservation des eaux et des sols (CES), de reboisement, et de protection des forêts. Les mesures prises étant allées jusqu'à l'interdiction totale de l'élevage caprin dans le Nord, et ce pendant de nombreuses années.
 
Cependant selon Dali Najeh, d’autres éléments restent à poursuivre et notamment en matière forestière :
 
Comme dans beaucoup d'autres pays, et particulièrement à climat similaire, et qui avaient un besoin urgent et impérieux de développer leur économie, qui est basée essentiellement sur l'agriculture, la politique de conservation des ressources naturelles était en Tunisie conçue en termes d'amélioration de la production agricole sans toutefois tenir compte des infrastructures nécessaires et des aspects fonciers.
 
Pour les forêts par exemple, il faut résonner en termes d’écosystème, et trouver l’équilibre entre les besoins forestiers et les terres agricoles. Actuellement, d’après les statistiques consultées par Dali Najeh, près de 960.000 ha sont immatriculées comme terres forestières. L'extension fortement recommandée des terres forestières doit être selon Dali Najah en harmonie avec les terres à vocation culturale situées sur les pentes, sous peine de réduire considérablement les terres consommées aux spéculations agricoles principalement dans le Nord".
C'est ainsi que de nombreuses terres immatriculées forestières sont en réalité des terres à planter. Inversement, des cultures arbustives, D’après Dali Najeh, ne se justifient pas sur certaines terres dont la vocation est indéniablement forestière.
Il y a une reconversion qui doit se réaliser dans les deux sens. D'une manière générale, on peut considérer que le domaine forestier doit s'étendre sur 1.150.000 ha.
 
 
Toujours pour le système forestier Dali Najeh rappelle que
le rôle de la forêt tunisienne doit être orienté en fonction de quatre objectifs :
 
- Protection des bassins versants
- Protection en fonction des besoins de la consommation intérieure
- Modification du climat
- Restauration des sols culturaux
 
Publié par Dali Najeh 

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